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primés Les résumés |
Prix C.E.F.H. Stérilisation 2006
Transfert de l’activité de recomposition des plateaux opératoires du bloc à la stérilisation : méthodologie d’une réussite.
Dominique Combeau, pharmacien PH responsable de la stérilisation, Paulette Bauvoi, cadre IBODE en stérilisation, Muriel Sellier, préparateur en pharmacie, Fabienne Paulet, cadre supérieur IBODE du bloc opératoire commun, Virginie Leroy, cadre IBODE du bloc maternité, Françoise Brion, pharmacien chef de service de la PUI, Agnès Petit, directeur adjoint, Jacques Léglise, directeur.
AP-HP, Hôpital Robert Debré, 48 Boulevard Sérurier, 75019 Paris
Introduction : Depuis l’ouverture de l’établissement en 1988, le service de stérilisation de l’hôpital Robert Debré (AP-HP) est centralisé, la recomposition des plateaux opératoires étant réalisée par les IBODE des blocs commun, maternité et de l’Hôpital de Jour de Chirurgie (HDJC). Dans un contexte de certification ISO 9001 et de réduction des coûts, un audit externe de conformité et de rentabilité a été réalisé en juillet 2004. Le rapport d’audit a proposé que l’activité de recomposition des plateaux opératoires soit transférée au personnel de stérilisation afin d’améliorer la productivité et la qualité de cette prestation. La direction de l’établissement a acté ce transfert d’activité lors du rendu des résultats. L’objectif de ce travail est de présenter la méthodologie utilisée pour ce transfert, le rôle joué par les acteurs des différents secteurs (stérilisation, blocs, direction) impliqués dans cette démarche et un premier bilan après un an de mise en place.
Matériel/Méthode : Les différentes étapes suivies pour ce transfert d’activité ont été les suivantes : validation des compositions par les cadres, IBODE et chirurgiens des disciplines concernées, gravage de chaque instrument d’une composition avec un code spécifique, enregistrement du contenu de la composition dans le logiciel de traçabilité, photographies des différentes compositions, formation interne et externe du personnel à cette nouvelle activité, reprise cadencée des compositions par service et par spécialité chirurgicale. Pour mesurer l’efficacité de cette nouvelle prestation, une enquête de satisfaction a été réalisée auprès des chirurgiens.
Résultats/Discussion : Le transfert a débuté le 1er janvier 2005. Pour des raisons de simplicité, le choix s’est d’abord porté sur les compositions de l’HDJC puis sur celles du bloc maternité. Ensuite, la reprise des autres disciplines chirurgicales du bloc commun a débuté (chirurgie viscérale, ophtalmologie, orthopédie, stomatologie et ORL). Avant le premier janvier, les opérateurs de stérilisation ont eu une formation de deux jours par un organisme extérieur sur la recomposition des plateaux opératoires. Les premiers résultats de l’enquête de satisfaction montrent que sur les sept questions, des réponses très satisfaisantes et satisfaisants sont obtenues dans 92,2% des cas. Une seule réponse peu satisfaisante a été obtenue sur l’item « vérification de la fonctionnalité des instruments ». La note moyenne globale obtenue est de 8 sur 10. Il est intéressant de noter que seulement 33,5% connaissaient la procédure de transfert de cette activité. Un seul chirurgien connaissait les fiches d’anomalies. Les améliorations souhaitées portent sur la vérification de l’instrumentation, la propreté de certains instruments creux de petites tailles, le renouvellement et l’augmentation du parc d’instrumentation et le montage de certains instruments.
La méthodologie est simple et applicable à tous les établissements de santé. Le projet a été réalisé par une équipe pluridisciplinaire qui a nécessité l’adhésion des différents acteurs dont les chirurgiens, IBODE du bloc et de stérilisation, agents de stérilisation et pharmaciens. Ce transfert a eu le soutien de la direction, appuyé par le président du Comité Médical d’Etablissement, également chef de service de chirurgie viscérale. Un directeur adjoint a été chargé du suivi du transfert d’activité. La première difficulté rencontrée concernait le personnel de stérilisation relativement réticent au projet, tout comme les cadres des blocs commun et l’HDJC et certains chirurgiens. Les IBODE du bloc commun ont vécu ce transfert comme une perte de savoir faire. Les cadres du bloc maternité étaient favorables à cette reprise qui leur permettait à la fois de disposer de plus de temps d’IBODE en salle et de leur éviter de venir en stérilisation pour préparer les boîtes les samedis. La réticence du personnel de stérilisation tenait à ce qu’il considérait cette tâche plus du domaine des IBODE que de celui des agents hospitaliers ou des aides-soignants. Nous leur avons expliqué que réglementairement rien ne les empêchait de réaliser cette prestation. En effet, la loi de modernisation sociale de janvier 2002 stipule que d’autres catégories de personnel spécialisé peuvent être rattachées à la PUI pour assurer ces missions, sous autorité technique du pharmacien. Les avantages liés au transfert de l’activité des IBODE des blocs au personnel de la stérilisation ont été clairement mis en évidence dans le rapport d’audit de conformité réalisé en 2004. Il s’agissait notamment d’optimiser le temps de travail des agents en stérilisation (réduction des temps d’attente qui étaient fonction de la disponibilité ou non des IBODE des blocs pour recomposer les boîtes) et de libérer du temps d’IBODE pour l’activité opératoire. Concernant ce dernier point, la réouverture d’une salle opératoire au bloc commun a été possible depuis 2005 et a donc permis d’augmenter l’activité chirurgicale.
Conclusion : Les premiers résultats de ce transfert d’activité sont satisfaisants si l’on se réfère aux résultats de l’enquête de satisfaction et au faible pourcentage de non conformités déclarées. Ce projet s’inscrit parfaitement dans la démarche qualité entreprise par le service depuis maintenant presque dix ans. Initié par la direction et avec le soutien des pharmaciens chef de service et responsable de la production, ce transfert d’activité ne doit sa réussite qu’au personnel qui l’a mené à bien sous la houlette du cadre et de la préparatrice en pharmacie qui assurent l’encadrement en stérilisation et à la bonne collaboration avec les blocs. Cette reconnaissance au sein de l’établissement et de l’institution a été couronnée, à la demande du directeur de l’établissement, par la visite dans le service du directeur générale de l’AP-HP en février dernier. Cette réussite permet d’envisager plus sereinement la certification ISO 9001 du service objectif 2006-2007 de l’équipe avec toujours comme volonté l’amélioration de la qualité au service des patients.
Prix C.E.F.H. Hygiène 2006
La gestion de la filière des déchets à l'Hôpital de Salon-de-Provence
Mme C. Boussouak, Cadre Supérieur de santé - Centre Hospitalier de Salon-de-Provence
Le Centre Hospitalier de Salon-de-Provence est de type pavillonnaire constitué de 9 bâtiments sur plus de 60.000m².
Le nombre de lits autorisés est de 444 répartis en 317 lits de Médecine, Chirurgie, Gynécologie Obstétrique, 25 lits de soins de suite ou de réadaptation et 102 lits de Soins de Longue Durée.
L’obligation faite aux entreprises et aux particuliers de traiter leurs déchets dans le respect de la réglementation et pour la protection de l’environnement à amené l’hôpital à s’inscrire dans une démarche d’amélioration de la gestion des déchets.
En Mai 2004, la Commission du service des soins met en place un groupe de travail pluridisciplinaire dont le but est d’optimiser le circuit des déchets à l’hôpital.
Les objectifs poursuivis sont :
Cette expérience qui relève de l’hygiène hospitalière a été le fruit de deux années de travail et a permis de mettre en place le tri sélectif des déchets à la base de la production.
Les textes législatifs et la réglementation en vigueur concernant la filière des déchets a constitué la base de ce travail dont les étapes retenues ont été : la production des déchets, le tri, le stockage, le circuit et le transport ainsi que la rédaction et la diffusion de protocoles s’y rapportant.
Pour ce faire, un bilan des locaux et des matériels existants a été dressé. Cela s’est traduit par la mise en conformité des locaux et la nécessité d’adapter les supports à déchets aux besoins des services de soins et médico-techniques.
La mise en place du tri sélectif des déchets à la base de la production nécessitait pour le groupe de travail, la création d’affiches explicitant de façon imagée, les différents types de déchets produits dans l’établissement afin de faciliter le travail des personnels.
Cette mise en place s’est accompagnée de réunion d’information auprès des personnels de tous les services, équipes de jour et nuit confondues ainsi que d’une signalétique.
A ce jour, tous les services de l’établissement sont équipés et pratiquent le tri sélectif des déchets.
Mensuellement et en binôme, le groupe de travail évalue à partir d’une grille qu’il a élaborée, la mise en place de ce tri dans l’ensemble des services avec une classification par scores pour « stimuler » et maintenir la motivation des équipes.
Les résultats obtenus sont spectaculaires notamment au niveau de la sécurité des personnels, de l’hygiène et des coûts d’élimination des déchets. Ils reflètent l’implication massive de tous les personnels et la volonté d’inscrire l’établissement dans une démarche qualité par la contribution à la gestion des risques.
Ce travail à favorisé le décloisonnement des services et le développement de la collaboration entre les équipes. Il démontre qu’il est possible de mobiliser et de fédérer les équipes autour d’un projet institutionnel majeur.
Prix C.E.F.H. Qualité des soins 2006
Démarche – projet : prévention des infections urinaires nosocomiales sur sonde
MEUNIER Olivier, JOBARD Laure, VOGEL Solange, MARCINKOWSKI Marie Ascension, MULLER Marie Andrée, CARO Liliane, BUCKEL Anny, FIRTION Olivier, SONDAG Benoît, LANGS Jean Claude, LISION Annie.
Hôpital du parc, 1 rue de l’hôpital à SARREGUEMINES F-57200
Les infections urinaires représentent 40 % des infections nosocomiales dans nos établissements de santé. Or, les principaux facteurs de risque de ces infections sont le sondage et la durée du cathétérisme urinaire, deux évènements sur lesquels il semble être possible d’agir. Le CLIN et l’équipe d’hygiène de l’hôpital du Parc à Sarreguemines ont proposé un plan d’action du type « démarche - projet » qui inclus tout un ensemble d’actions centrées sur la prévention des infections sur sonde et la sensibilisation de l’ensemble des acteurs concernés par ce problème majeur de l’hygiène hospitalière : le prescripteur, le soignant qui pose et entretien la sonde, le patient et son entourage.
Ce travail sous la forme d’une « démarche – projet » a mobilisé une équipe pluridisciplinaire et a touché de nombreux acteurs des soins : médecins, infirmiers, brancardiers… Nous avons pu aussi associer le patient et les familles à propos de quelques conseils relatifs à la surveillance des sondes urinaires et au bon usage des sacs collecteurs.
Cette démarche regroupant plusieurs actions différentes et complémentaires, se déroulant sur une période de 8 mois, doit permettre de diminuer l’incidence des infections urinaires nosocomiales dans notre établissement, qui rappelons-le sont les infections liées aux soins les plus fréquentes. Elle permet aussi et surtout la sensibilisation de très nombreux acteurs des soins à l’hygiène hospitalière. De plus, sur l’ensemble de la période, l’omniprésence de l’équipe opérationnelle d’hygiène dans les services participe à la prise de conscience des personnes qui fréquentent l’établissement, y compris des patients, que l’hygiène est une nécessité, qu’il existe une équipe opérationnelle d’hygiène motivée dans l’établissement et que le « réflexe » hygiène doit être permanent.
Un premier bilan permet d’énumérer de nouvelles perspectives d’actions pour l’équipe opérationnelle d’hygiène :
La prévention des infections nosocomiales étant une priorité dans nos établissements de santé, cette démarche s’inscrit tout à fait dans les objectifs de notre hôpital et de ses équipes.